Coober Pedy, capitale de l’opale et arnaque à touristes

Coober Pedy, capitale de l’opale et arnaque à touristes

Coober Pedy bienvenue... mais ne campez pas
Coober Pedy bienvenue… mais ne campez pas ! (c’est écrit sur le panneau bleu, regardez !)

Après des heures de route, nous arrivons sous le cagnard le plus vif à Coober Pedy.

Coober Pedy, c’est la capitale mondiale de l’opale !

Oui, c’est vrai. Le sous-titre le plus adapté serait : c’est une arnaque à touristes. Mais je vais expliquer !

Quand on approche de Coober Pedy, en Southern Australia, on voit un paysage de ce type (ne vous laissez pas surprendre par la voiture qu’on croise, elle est du bon côté, c’est l’Australie vous vous souvenez ?)

 

puis, plus on arrive à proximité, plus le décor change, la végération disparaît de plus en plus, le terrain s’applatit, et on n’a plus qu’une interminable plaine desséchée, avec au second plan des tas de graviers blanchis au soleil. Ce sont les gravats extraits des mines d’opales. Bin oui, les opales ça ne pousse pas sur le sol, c’est comme beaucoup de jolies pierres, il faut creuser pour les trouver.

Bon voilà c’était un résumé de quelques secondes, en vrai ça a duré pendant une bonne heure comme ça jusqu’à Coober Pedy. Alors une opale c’est quoi ? En très très simplifié, c’est du sable mouillé qui a pris un coup de pression et qui s’est re-séché. Pour les plus précis ou les géologues, c’est bien mieux expliqué sur wikipedia. En tout cas, c’est vrai que c’est bien joli !

Bref, nous sommes là !

COOBER PEDY en AUSTRALIE
COOBER PEDY en AUSTRALIE

 

Coober Pedy, ville minière perdue au milieu du désert

Le gentil touriste qui vient à Coober Pedy espère trouver une vraie ville minière du désert, bien sèche, et très classique un peu façon western. Un endroit écrasé de soleil, poussiéreux, rouillé. Voici donc à quoi on s’attend ! Et hop, bibi prend les belles photos 🙂

Coober Pedy ville western
Coober Pedy ville western
Coober Pedy
Coober Pedy
on n'a pas le droit d'aller dans les champs d'opales, oh non
on n’a pas le droit d’aller dans les champs d’opales, oh non

 

Coober Pedy, la réalité

En réalité, Coober Pedy est une ville minière où le business de la mine est bien sûr prioritaire, mais où le second business consiste à détrousser le touriste avec un art consommé. Aucun vol ou magouille, non, juste une orientation générale tournée pour vous faire mettre la main à la poche.

 

ça c'est insolite comme boutique
ça c’est insolite comme boutique ! le gars ne vend QUE des cordes de guitare et des piles de montres !

Pour la première fois en Australie, ici pas de wifi gratuit. Le retrait au distributeur est payant. Comment ça ? Oui, comme dans d’autres pays (dont les USA qui ont inventé la recette) si vous allez au distributeur pour retirer par exemple 200$, on vous dira que ça vous sera débité avec un petit supplément de 2 ou 3$, donc vous aurez bien 200$ en cash mais ça vous aura coûté (au pire) 203$. C’est le coût du service direz-vous ? Sauf qu’à Coober Pedy, on pousse le « fee » à 6$ et on limite les retraits à 100$ maximum. Ah, les frais de conversion et les frais de votre banque s’ajoutent bien sûr, vous n’aviez qu’à suivre nos conseils pour éviter ceux-là. Notez qu’en Australie, la très immense majorité des distributeurs de billets ne facturent aucun « fee », tant mieux c’est pas le cas dans d’autres pays.

Bref, ça met l’ambiance. On continue ? A Coober Pedy, interdit de faire du camping sauvage, donc obligé d’aller dans un camping, et là les tarifs sont démoralisants. On paye en général entre 25 et 50$, là le premier tarif proposé est à 84$… Sans ombre bien sûr, même si ça se comprend vu le lieu. Je passe sous silence le prix du carburant (moins délirant qu’à Ayers Rock, mais pas loin !) 

c'est moins glamour comme ville en fait ?
c’est moins glamour comme ville en fait ?

Mais oui, Coober Pedy veut vos dollars ! Bon, du coup on fait quoi ? Et bien on va plus loin. Après avoir quand même visité un petit musée d’opales, vu qu’on y vend des opales plus cher ici que celles qu’on trouve en France (importées d’Australie, mais oui, avec certificat d’origine Coober Pedy), et après avoir visité une petite église souterraine installée dans une fausse ancienne mine d’opales. Oui j’écris fausse car j’ai touché les murs, c’est du décor de cinéma, et j’ai regardé autour, le tout a été construit puis recouvert de cailloux du coin (mais ne le répétez pas, les autres y croient encore).

La prochaine roadhouse ?

on the road again
on the road again

Non, on est des dingues ! On a décidé de rouler plein Sud pendant encore 4 heures, pour rejoindre Woomera, une mini-ville de 300 habitants au bord de la Stuart Highway (la fameuse Highway qu’on suit depuis Tenant Creek, elle fait Nord-Sud au milieu de l’Australie), connue pour être un peu la limite du désert, mais aussi pour être une ville où le maire est… le ministère de la défense de l’Australie !

super chauffeur !
super chauffeur !

En effet sur les 300 habitants il y a environ 200 militaires, qui s’occupent de la base d’essais de missiles et roquettes, et autres lancements spatiaux (un peu moribond quand même, le site ayant moins d’attrait depuis pas mal d’années).

Audrey écrit dans son carnet secret
Audrey écrit dans son carnet secret

Bref c’est Chrystel qui s’y colle et qui envoie au tapis d’une traite (ou presque) les 400 km ! Pendant ce temps, à l’arrière, on en profite pour faire quelques révisions d’histoire sur la seconde guerre mondiale. L’école continue, les ados râlent, bref tout est normal !

 

lake Hart, 380km au sud de Coober Pedy (4h environ)
lake Hart, 380km au sud de Coober Pedy (4h environ)

Arrivés à Woomera, on fait le tour de la ville du village fantôme et on s’installe dans un petit camping histoire de refaire le plein d’eau et de faire tourner le frigo sur l’électricité (parce qu’on n’allume pas le gaz pendant qu’on roule, on est pas des débiles profonds non plus, et que sur le 12 V ne mentons pas, ça ne donne pas grand-chose quand il fait 40° à l’ombre et qu’il n’y a pas d’ombre).

Woomera (base fusées), c'est l'heure de l'apéro
Woomera (base fusées), c’est l’heure de l’apéro

Le gars du camping est –bien sûr– un ancien militaire. Son camping est donc absolument impeccable, tout est bien aligné, bien rangé, bien nettoyé, avec un drapeau et un bar. Et le gars est super sympa, il vient même nous montrer quand deux F-18 viennent nous survoler en cours de soirée. Malheureusement, il y a des nuages, donc la chaleur ne part pas ! On espérait pourtant un peu de fraîcheur à rouler plein Sud (oui ici le froid c’est au Sud vous vous souvenez ?) mais pas pour aujourd’hui.

ce soir, barbecue !
ce soir, barbecue !
Audrey chef de cuisine au barbecue !
Audrey chef de cuisine au barbecue !

 

Une super journée en tout cas, car les paysages ont été remarquables.

Woomera : camping le soir
Woomera : camping le soir

 

 

 

 

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