L’art de prendre le bus en Chine… et de se tromper !

L’art de prendre le bus en Chine… et de se tromper !

La petite file d'attente pour le bus
La petite file d’attente pour le bus

Il est 6h du matin, on sort du train couchette qui nous amenés de Chengdu (vous vous souvenez, les nouilles épicées et les pandas), et on doit prendre un bus pour aller à l’autre gare (l’inventeur des gares hors-ville mérite la pendaison, je vous assure). Avec un google maps ou un mappy ça serait facile (ah oui, mappy aussi est bloqué en Chine), mais sans ça, il suffit de demander à un quidam. En chinois, donc ?
Retour à la case départ ?

Police chinoise
Police chinoise

Mais non, j’ai le nom de la gare où je veux aller (gare Nord, quelle originalité waouh ça défrise), et j’ai une petite appli de traduction médiocre mais qui fera l’affaire. C’est donc le bus que voici, il faut descendre au 4e arrêt.
Faisons la queue. Comme chaque fois, ça resquille, ma fois on s’en fout, on va pas appeler à l’aide les policiers que voici, ils sont trop nombreux pour avoir la moindre
utilité. On monte à bord; comme dans pas mal de pays, le bus est bondé, donc pour payer on donne les sous à son voisin, qui fait passer jusqu’au chauffeur, et la
monnaie revient comme par enchantement peu après. Et ça marche, personne ne se fait chiper sa monnaie, et elle arrive toujours à la bonne personne. C’est à chaque
fois aussi marrant à voir.

Pont désaffecté sur l'autoroute chinoise
Pont désaffecté sur l’autoroute chinoise

Et on compte les arrêts. Le problème, c’est qu’il y a des feux rouges. Et comme on est au milieu d’une foule compacte, on ne sait jamais vraiment si un arrêt en est un. On compte donc les ouvertures de portes ! Et là, c’est le drame.
A la 3e ouverture, on hésite. On recompte. On reste à bord !
Or, c’était à priori la 4e (ou alors, c’est comme les étages, le 0 est le 1 ?) bref on a raté l’arrêt de bus ! On descend bien sûr au suivant. Le problème est que le bus a pris l’autoroute, donc on est bons pour traverser sur les terrains vagues alentours après avoir marché sur la bande d’urgence un bon kilomètre, avec sac à dos et médor à la main. Médor, c’est le nom du sac à roulettes qu’on traîne derrière soi.

A travers les terrains vagues
A travers les terrains vagues

Sur la photo, vous voyez qu’on traverse l’autoroute sur un pont désaffecté. Après une petite heure de bonne volonté, on est enfin arrivés à notre gare !

 

4 réactions au sujet de « L’art de prendre le bus en Chine… et de se tromper ! »

  1. Quand on a un objectif, on l’atteint par tous les moyens!
    Sans google on n’est presque pas perdu!
    Quelle aventure…
    Following your trip and enjoy it…

Les commentaires sont clos.

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