Jour 16 : direction Manille (et donc fini Palawan)

Jour 16 : direction Manille (et donc fini Palawan)

Rhum Tanduay
Rhum Tanduay

Ce matin, on prend une navette pour l’aéroport (coût : 150₱), c’est idéal pour bien finir de digérer les Royal-rhum et autres curry de poulet au riz de la veille au soir.

Après un petit détour par un lodge touristique bien paumé pour embarquer un passager, la route quitte la côte et traverse la jungle. Les virages sont nombreux et serrés. La jungle est luxuriante mais se laisse dépasser par de petites collines sans arbres. On finit par déboucher sur un plateau herbeux avec un de ces fameux passages à vaches (que certains appellent les passages canadiens) : des tubes en travers de la route avec un trou

dessous.

Drames à l’aéroport

Aéroport de Busuanga, Coron, Philippines
Aéroport de Busuanga, Coron, Philippines

Nous voici donc à l’aéroport de Busuanga. Et là, c’est le drame : la file d’attente est longue et pénible, suivie d’une fouille [au mieux] symbolique. Il est temps de peser nos bagages pour l’enregistrement… Et là, encore une fois, c’est le drame : 3 kg d’excès à nous deux ! Je ne sais pas trop pourquoi, vu qu’on n’a rien acheté en route, mais bon… On est des western !

Nous entamons donc une joyeuse négociation, je vous passe le détail, mais on finit par obtenir le supplément bagage gratuit. Tant mieux, cet argent nous servira à aller au Chinese Garden à Manille, mais je n’en dis pas trop pour l’instant !

Dans la file d’attente, je vois d’autres touristes payer sans négocier. Ils n’ont pas du avoir le même briefing que nous…

Après une nouvelle attente, on paye une taxe d’aéroport de 20₱ (celle-là, pas moyen d’y couper). Un avion part avant le nôtre, tout le staff de l’aéroport s’aligne et salue : probablement un officiel !

Le vol Basuanga – Manille prendra à peine une heure. Pilotage et atterissage impeccables, avion très propre, service irréprochable.

Manille, le retour

statue dans le Chinese Garden à Manille
statue dans le Chinese Garden à Manille

On prend un taxi pour l’hôtel Adriatico Arms (taxi : 185₱), la nuitée est facturée 1850₱ pour les deux en « chambre de luxe ». On se balade tranquillement dans le coin, on mange une mangue pour 10₱. La traversée d’un centre commercial nous aide aussi à avoir une idée du niveau de vie des habitants : on tombe en plein nouvel an chinois !

joueurs d'échecs dans le jardin chinois
joueurs d’échecs dans le jardin chinois

Et vous savez quoi ? Il n’y a pas que dans les films avec course-poursuite qu’il y a des défilés costumés, dans la vraie vie aussi ! C’est vraiment chouette !

On traverse le parc Chinese Garden (entrée payante 5₱) : des étudiants s’entraînent pour un flash mob. Des moins jeunes jouent aux échecs.

Le Chinese Garden, au coeur de Manille
Le Chinese Garden, au coeur de Manille

Le parc est sympa. L’ambiance est agréable.

Dans les rues alentours, l’électricité est raccordée de façon particulièrement anarchique…

Philippines : raccordements électriques à Manille
Philippines : raccordements électriques à Manille

On va profiter du coucher de soleil sur la baie, à peine attentifs aux petits glaciers roulants avec leur musique rituelle.

Coucher de soleil sur la baie de Manille
Coucher de soleil sur la baie de Manille

Arnaud épluche le guide pour voir si on n’a pas oublié un truc important. Il n’y trouve rien de passionnant, ce qui ne nous étonnera paas.

Il y a des poissons volants au bord du rivage ce soir : le spectacle est sidérant.

Demain nous rentrons en Europe. Je ne vous raconterai pas le retour, il n’y a rien de spécial à dire sinon que tout s’est bien passé. Un vrai drame 🙂

On se retrouve pour un autre voyage ?

Jour 0, suite : Lyon – Paris – Hong Kong – Manille (2e partie)

ENFIN ON VA PARTIR OUI ?!

Le drame ! Parce que, quand on a laissé nos portefeuilles et autres trucs chez Arnaud avant de partir, j’ai bien sûr laissé ma carte Famille Nombreuses, qui n’a aucun intérêt à Manille ! C’était oublier que pour avoir droit à un ticket de tramway « famille », il faut la carte, et l’avoir sur soi en cas de contrôle.

Gasp.

Se faire prendre en fraude avant même le départ, c’est grotesque. Donc, Arnaud en grand prince me refile un ticket plein pot, et tant pis pour moi. On arrive finalement à la gare sans contrôle, on a donc payé pour rien. J’en vois déjà bondir, mais je suis désolé pour moi le fait de payer des tickets à un prix aussi élevé est un vrai scandale, alors quand en plus on voit que ça n’a servi à rien, on est frustré. Bin oui je suis radin économe, vous aviez déjà oublié ?

Lyon – Paris

Le TGV Lyon Paris est à l’heure, pas de retard en arrivée à l’aéroport. L’aéroport Charles de Gaulle est à mon sens un exemple parfait de laideur et de non-ergonomie. Je passe sous silence le point commun avec tant d’autres de la disparition des sièges où l’on pourrait s’allonger, piètre démonstration d’une politique anti-squatteurs qui a bien du mal à se justifier une fois passé le contrôle des billets. A moins que la place soit si chère qu’il faille rogner sur quelques sièges. Pourtant, j’ai vu des banquettes dédiées aux dodos « décalage horaire » dans les terminaux d’Heathrow, de Hong Kong, et de Manille. Et à l’occasion d’autres voyages, à San Francisco (c’est planqué mais ça existe), et à Frankfort. Je crois me souvenir qu’à Zurich aussi… Bref, je n’aime pas l’aéroport Charles de Gaulle. Il est moche, les boutiques Duty Free sont déjà fermées à 22h et ne proposent de toute façon que des produits à prix supérieur à ce qu’on trouve en magasin. C’est lamentable. Vivement les vacances, histoire d’oublier tout ça. J’en profite pour m’étonner de l’absence (dans tous les aéroports, hélas) de produits en vente à mini-prix, pour pouvoir « écluser » les dernières pièces et billets. J’aurais été capable, à Manille au retour, d’acheter des bonbons à l’unité pour me débarrasser de quelques pièces. Rien de disponible ? Tant pis.

Dans l’avion !

Nous prenons donc place dans notre avion. Siège 57G, bien placé sur la rangée centrale, 4 sièges juste pour nous deux, Arnaud est tout content il pourra essayer de roupiller un peu pendant les 13h de vol jusqu’à Hong Kong.

On nous fait donc attacher nos ceintures, et nous regardons avec lassitude la n-ième réitération des consignes de sécurité. A quand un « certificat de sécurité », délivré pour 1 ou 2 ou 5 ans après un petit « examen » réalisé en aéroport, qui permettrait aux compagnies d’éviter ce travail répétitif aux personnels naviguants ? D’autant que ce petit « examen », s’il existait, serait une bonne occasion de s’occuper pendant les longues heures d’attente qu’on nous impose. La dernière mode est en effet de convoquer les passagers 3 heures avant le vol, rien que ça !

Bref, alors qu’on va partir, le commandant de bord fait une annonce. Et là, c’est le drame !