Jour 16 : direction Manille (et donc fini Palawan)

Jour 16 : direction Manille (et donc fini Palawan)

Rhum Tanduay
Rhum Tanduay

Ce matin, on prend une navette pour l’aéroport (coût : 150₱), c’est idéal pour bien finir de digérer les Royal-rhum et autres curry de poulet au riz de la veille au soir.

Après un petit détour par un lodge touristique bien paumé pour embarquer un passager, la route quitte la côte et traverse la jungle. Les virages sont nombreux et serrés. La jungle est luxuriante mais se laisse dépasser par de petites collines sans arbres. On finit par déboucher sur un plateau herbeux avec un de ces fameux passages à vaches (que certains appellent les passages canadiens) : des tubes en travers de la route avec un trou

dessous.

Drames à l’aéroport

Aéroport de Busuanga, Coron, Philippines
Aéroport de Busuanga, Coron, Philippines

Nous voici donc à l’aéroport de Busuanga. Et là, c’est le drame : la file d’attente est longue et pénible, suivie d’une fouille [au mieux] symbolique. Il est temps de peser nos bagages pour l’enregistrement… Et là, encore une fois, c’est le drame : 3 kg d’excès à nous deux ! Je ne sais pas trop pourquoi, vu qu’on n’a rien acheté en route, mais bon… On est des western !

Nous entamons donc une joyeuse négociation, je vous passe le détail, mais on finit par obtenir le supplément bagage gratuit. Tant mieux, cet argent nous servira à aller au Chinese Garden à Manille, mais je n’en dis pas trop pour l’instant !

Dans la file d’attente, je vois d’autres touristes payer sans négocier. Ils n’ont pas du avoir le même briefing que nous…

Après une nouvelle attente, on paye une taxe d’aéroport de 20₱ (celle-là, pas moyen d’y couper). Un avion part avant le nôtre, tout le staff de l’aéroport s’aligne et salue : probablement un officiel !

Le vol Basuanga – Manille prendra à peine une heure. Pilotage et atterissage impeccables, avion très propre, service irréprochable.

Manille, le retour

statue dans le Chinese Garden à Manille
statue dans le Chinese Garden à Manille

On prend un taxi pour l’hôtel Adriatico Arms (taxi : 185₱), la nuitée est facturée 1850₱ pour les deux en « chambre de luxe ». On se balade tranquillement dans le coin, on mange une mangue pour 10₱. La traversée d’un centre commercial nous aide aussi à avoir une idée du niveau de vie des habitants : on tombe en plein nouvel an chinois !

joueurs d'échecs dans le jardin chinois
joueurs d’échecs dans le jardin chinois

Et vous savez quoi ? Il n’y a pas que dans les films avec course-poursuite qu’il y a des défilés costumés, dans la vraie vie aussi ! C’est vraiment chouette !

On traverse le parc Chinese Garden (entrée payante 5₱) : des étudiants s’entraînent pour un flash mob. Des moins jeunes jouent aux échecs.

Le Chinese Garden, au coeur de Manille
Le Chinese Garden, au coeur de Manille

Le parc est sympa. L’ambiance est agréable.

Dans les rues alentours, l’électricité est raccordée de façon particulièrement anarchique…

Philippines : raccordements électriques à Manille
Philippines : raccordements électriques à Manille

On va profiter du coucher de soleil sur la baie, à peine attentifs aux petits glaciers roulants avec leur musique rituelle.

Coucher de soleil sur la baie de Manille
Coucher de soleil sur la baie de Manille

Arnaud épluche le guide pour voir si on n’a pas oublié un truc important. Il n’y trouve rien de passionnant, ce qui ne nous étonnera paas.

Il y a des poissons volants au bord du rivage ce soir : le spectacle est sidérant.

Demain nous rentrons en Europe. Je ne vous raconterai pas le retour, il n’y a rien de spécial à dire sinon que tout s’est bien passé. Un vrai drame 🙂

On se retrouve pour un autre voyage ?

Un soir dramatique à Coron (Palawan, Philippines)

Un soir dramatique à Coron (Palawan, Philippines)

Scène de rue à Coron, Palawan
Scène de rue à Coron, Palawan

De retour à Coron, nous traînons un peu autour de la place centrale, on boit un coup en terrasse. Bavouille™, fidèle au poste, poursuit ses rotations dans l’indifférence générale. Je profite d’un instant pour aller acheter quelques bidules au marché couvert (un t-shirt souvenir pour 150₱) et pour boire un petit rhum-coke à 50₱ (le même prix qu’un ice tea).

Philippines : Joueurs en pleine rue
Philippines : Joueurs en pleine rue

Des philippins jouent en bord de rue. Petits et grands !

On se balade un coup dans le bourg (prétendre que Coron est une ville serait exagéré, mais c’est plus gros qu’un village). C’est la sortie des écoles : je suis amusé de voir qu’aucun parent n’attend son enfant avec l’anxiété de rigueur en France : ils les écoliers rentrent chez eux tranquillement.

retour des enfants après l'école
retour des enfants après l’école

Dire qu’en France, si vous n’êtes pas devant la grille pile à l’heure, le regard grave et l’air béat, on vous prend pour un grand méchant…

Philippines : compteurs d'eau
Philippines : compteurs d’eau

Scène de rue à Coron… et après l’électricité hyper normalisée que je vous ai déjà présenté, voici la distribution d’eau façon Coron, Philippines ! On notera que chacun a bien son petit compteur réglementaire 🙂

Le drame du gilet de sauvetage

Le drame du gilet de sauvetage

mais quelle est cette chose fluo ?
mais quelle est cette chose fluo ?

Ce qui est dramatique, c’est qu’un gilet de sauvetage c’est normalement fait pour aider une personne à ne pas se noyer. Et bien certains s’en servent de simple bouée natatoire quand ils ne savent pas nager !

Nous croisons donc, à ce moment, un troupeau de touristes asiatiques (je ne saurais dire avec précision si ce sont des Japonais ou des Coréens par exemple, je ne suis pas doué pour ça), mais ce qui est sûr c’est qu’on les entend de loin (des Chinois ?), et qu’ils ne savent pas nager. Ils brassent donc vaguement dans l’eau. Tiof Tiof tiof.

Soutenus dans leur évolution marine par leur graisse (je n’ai rien à y redire) et leur gilet de sauvetage (je trouve ça critique de venir nager quand on ne sait pas nager !) nos amis touristes batifolent dans l’eau en s’égosillant éhonteusement. Alors que jusque là on était dans un moment de tranquilité adorable, pas un bruit à part le léger clapot, tout d’un coup c’est la cour des miracles ! Du coup, on fuit. Retour au bateau et départ pour un autre endroit ! Quel dommage.

notre navire nous attend
notre navire nous attend

Nous reprenons la mer pour aller à destination d’un lieu nommé « twin peaks ». Il s’agit de hauts-fonds.

Arrivés à twin peaks, on remet le matériel de snorkelling et hop à la mer ! Les poissons par milliers sont là. Je découvre le cousin de Nemo, je ne pensais pas que ce poisson existait en vrai de cette couleur ! Les couleurs des poissons et des coraux, en effet, sont hallucinantes : on dirait que le contenu sous-marin a été peint au stabylo tellement tout est épatant ! J’ai pourtant déjà vu de jolis fonds (aux Maldives par exemples) mais là on dépasse le quota.

On n’avait pas apporté d’appareil photo sous-marin, vous n’aurez donc pas de photos de ces merveilles. Il faudra aller sur place vous-même !

Le lac Kayangan

Après tout ça, on pourrait penser qu’on a fait le tour de la question. Eh non ! Décidément les Philippines, c’est aussi la cascade d’émotions et de découvertes !

Paysage magnifique des Philippines
Paysage magnifique des Philippines

En route pour 11,958° N, 120,226°E : le lac Kayangan. On ne le sait pas encore, mais on le bateau s’amarre dans une petite anse entourée de rochers anthracite aux arrêtes bien vives. Un mini-port est là. On découvre que notre tour en bateau comprend le petit fee de 200₱ requis par personne pour entrer sur ce bout de territoire. Mais à ce moment-là, on ne sait pas encore pourquoi c’est payant. Commençant à être habitué, je me dis que c’est un énième racket de touriste, preuve supplémentaire s’il en fallait une que les infrastructures on un coût et que la corruption règne encore et toujours, sans se cacher le moins du monde.

l'eau de ce lac est très pure
l’eau de ce lac est très pure

Un petit sentier monte dans la montagne, on grimpe. On croise quelques touristes affublés de gilets de sauvetage… No comment ! Après quelques minutes de montée dans la jungle, et donc à l’abri du soleil (tant mieux, il cogne pas mal), on passe une sorte de petit col et le sentier redescend. Sur la gauche, un autre sentier mène à une petite grotte. Hop, clic-clac photo, c’est mignon. Et tout à coup, c’est le

Souris, t'es sur Internet !
Souris, t’es sur Internet !

drame !

A travers la jungle, on aperçoit un lac. Plus que le drame, c’est le choc : la couleur de l’eau est incoyable ! Bien sûr, rien à voir avec celle de la mer. Entre turquoise et bleu-vert canard, c’est indescriptible. On accélère le pas. En quelques minutes on est au bord de l’eau. C’est donc ça, le fameux lac Kayangan !

Et comme bien sûr l’eau est bonne, douce et qu’il y a un chouette petit ponton à touristes, on s’y baigne. Et il y a aussi des gilets de sauvetage dans l’eau, avec des gens qui clapottent dedans. Heureusement que l’endroit est paradisiaque, on aurait envie de les baffer. L’envie est particulièrement frénétique quand on les entend piailler –on dirait des dindons croisés avec des corbeaux, en termes auditifs je veux dire. Quelle joie de les observer glouglouter gaiement dans l’eau tiède ! Ouais j’adore !!

L’eau est tellement cristalline qu’on voit les rochers au fond sans le moindre effort. Les pignoufs à gilets de sauvetage sont partis. Ouf ! Le calme arrive.

Il est difficile de dire à quel point cet endroit est magnifique. C’est un vrai moment où le terme « félicité » prend toute sa valeur.

Pour une fois, je vous fais la pub : je conseille vraiment cet endroit. Bien sûr, en toute quiétude, si possible. On n’a pas envie de repartir ! Ceci dit, au bout d’un moment, avec mon accolyte, on se dit qu’il faudrait aller grailler un truc. Parce que c’est pas pour dire, mais il fait faim au paradis !

Retour donc au bateau. Si vous avez bien suivi, ça veut dire remonter le sentier puis redescendre jusqu’au petit port. Plusieurs bateaux sont amarrés, on sent que c’est bien organisé et que c’est clairement un endroit touristique. Un fumet sympa de cuisine nous arrive au nez : ça confirme qu’on a faim !

Repas royal au Mess des Officiers

Notre équipage nous attend à bord : ça pète de présenter ça comme ça, mais pour le coup c’est vrai !

l'équipage prépare le repas
l’équipage prépare le repas

Le repas est prêt au Mess des Officiers. Plus clairement, une table nappée et a été dressée sur le bateau, et déborde de victuailles. Entrée de crudités qui aurait suffi pour un repas à 4, poissons grillés (2 poissons chacun), riz à outrance, crevettes décortiquées, porc grillé en sauce, légumes, et bananes (2 chacun) nous attendent sagement à table. Et bien sûr boissons à volonté !

C’est énorme ! On se régale, les aliments sont admirablement cuisinés et préparés. Le tout est vraiment très bon !

A l’arrière du Navire, un des gars prépare un harpon. On termine le repas tranquilement. Nous reprenons maintenant la mer en direction d’un dernier spot complètement dingue : des poissons de toutes les couleurs vert, jaune, bleu fluo ! On croirait un dessin animé cette couleur sous l’eau : récif bardé de corail magnifique ! Waouh !!

Et bien sûr, de bancs de poissons de toutes tailles, de toutes quantités, de toute couleurs… On est vraiment dans un bel endroit, encore et encore ! Ce spot s’appelle Siete Pecados.

Mais le temps passe, et il faut penser à rentrer à Coron. Le port est grand, certaines parties sont assez bien entretenues, et d’autres ont des aspects de ruelles glauques.

Les thermes de Coron : Maquinit Hot Spring

Vous ne le savez peut-être pas, mais il y a de nombreuses sources, cascades et rivières intéressantes aux Philippines. A Coron, il y a des sources chaudes et elles sont bien sûr citées comme « à visiter » par notre guide de merde préféré : The Very Great Premium Lonely Planet.

Nous avons donc bien sûr décidé d’aller voir sur place pour nous faire un avis. Il faut dire que depuis que nous sommes là, les conseils pompeux de ce guide ont tous été aussi maladroits que poussifs. Probablement aussi parce que votre humble serviteur est un râleur patenté doublé d’un touriste exigeant en quête de surprises et n’aimant pas les sentiers battus.

Pour se rendre aux thermes, je conseille prendre un tricycle. La route se fait en une quinzaine de minutes pour 200₱.

Sur place, on découvre un endroit désert. Visiblement, il doit y avoir du monde de temps en temps, car il y a plusieurs espaces pour des pique-nique et pour se garer. On paye notre entrée quand même. Le ticket orne le début de ce chapitre. Tarif : 100₱ avec une fouille de sac gratuite incluse. On sait jamais, des fois qu’on voudrait piquer la source… Bah il faut dire qu’avec ma barbe de 15 jours j’ai l’air d’un terroriste. Enfin bon, passons.

à bord d'un tricycle touc-touc
à bord d’un tricycle touc-touc
Miaou !
Miaou !
Hot Springs : un arbre surplombe la piscine
Hot Springs : un arbre surplombe la piscine
Hot Springs : piscine principale
Hot Springs : piscine principale
les installations pour pique nique
les installations pour pique nique

sur la route des sources
sur la route des sources

Le site est plutôt intéressant. Il semble avoir été équipé pour le tourisme dans les années 50 et ne pas avoir été entretenu depuis. Quelques lampadaires malheureux trônent çà et là. Un accès en béton et une bordure façon piscine néo stalinienne décrépie. C’est moche, mais visiblement ça été fait pour accueillir un maximum de personnes. Je vous rassure, les gars du Lonely Planet n’en savent pas plus que vous ou moi, puisque rien n’est dit sur ce point. J’essaye de demander au gars de l’accueil mais soit il n’est pas fort en anglais, soit il ne sait pas. On se contentera des explications de wikipedia… qui ne connait pas non plus. Bon, bin tant pis !

L’eau est chaude et agréable. Après être passée dans une petite piscine, elle passe dans une plus grande puis se déverse dans la mer. Je me baigne, un ponton branlant est là, avec un chat dessus. A part ça, pas un (autre) chat… Dramatique 🙂

Jour 15 : Grand tour en bateau privé à proximité de Coron

Croisière privée aux Philippines
Croisière privée aux Philippines

Jour 15 : Grand tour en bateau privé à proximité de Coron

Notre équipage
Notre équipage
A bord du navire !
A bord du navire !
la mer des Philippines
la mer des Philippines

Notre bateau est supposé être une belle bangka à moteur, amarrée au port de Coron. Nous avons rendez-vous à 9h et nous arrivons à l’heure. Avant ça, nous allons dans la rue principale, en face de la « Central Bakery », dans une petite agence de voyage qui ne paye pas de mine. On y trouve nos billets d’avion retour Coron-Manille au meilleur prix de la ville ! Comme toujours, on vérifie notre monnaie… tiens, il manquait 100₱ qui nous sont donnés immédiatement, dès que le tenancier voit qu’on recompte notre monnaie… Ah, ça, être un blanc ça n’aide pas !

Ohé du bateau
Ohé du bateau

Nous laissons nos bagages dans l’agence de voyage, qui accepte volontiers. Et ça, par contre, je vous tiens le pari que vous n’arriverez jamais à laisser vos affaires dans une agence en France ! Nous arrivons donc au port… en repassant par un petit ponton improbable, qui contourne notre palace de la nuit dernière et un bâtiment à touristes plongeurs friqués.

Il se trouve que la zone est très recherchée par les plongeurs, et nous n’allons pas tarder à comprendre pourquoi. Nous arrivons donc à notre lieu de rendez-vous, et le bateau n’est pas là. Il arrive quelques instants après, ouf !

En bateau !

A peine sur le bateau, nous partons en mer. Visiblement, soit ils n’ont pas le droit de stationner à quai, soit ils sont très pressés. Comme nous n’avons pas de précisions sur le détail exact de la journée, on s’installe à bord tranquillement; séance photos !

On ne nous a pas menti. Le bateau est chouette. Cette région aussi : un ensemble d’îles et de plages, doublées de rochers acérés d’un gris foncé dopé à la verdure, plongeant dans une mer de cristal. Notre équipage est constitué de 3 garçons clairement plus jeunes que nous, mais qui connaissent parfaitement leur navire et la région.

Banol Beach

On croise plusieurs bateaux. Notre premier arrêt a lieu à une jolie plage « Banol Beach ». On enfile les masques et on file nager. Je ne suis pas confiant quand il s’agit d’avoir un simple tuba pour respirer, j’ai toujours peur qu’un clapot ou une vaguelette m’apporte une rasade d’eau de mer au lieu de l’air. Ceci dit, comme la mer est très calme, je « snorke ». Excellent moment !

Twin Lagoon

En approche d'eaux poissonneuses
En approche d’eaux poissonneuses

On remonte à bord et le bateau reprend la mer. Nous nous arrêtons cette fois dans une drôle de petite crique, qui se termine en cul-de-sac. Là, on nous explique qu’il faut continuer à la nage : en effet, il y a une passe et on peut arriver dans une sorte de petit lac de mer presque fermé. Ce qui est amusant, c’est qu’à cet endroit, l’eau de mer et l’eau douce sont mélangés par couches. La visibilité est donc variable et quand on nage sous l’eau on le constate encore plus, que ça soit visuellement ou même par le toucher : la température et le « toucher de l’eau » sont différents. Bienvenue au Twin Lagoon!

la mer arrive directement contre les falaises
la mer arrive directement contre les falaises
la couleur de l'eau est magnifique
la couleur de l’eau est magnifique

Cet endroit est magnifique. Entouré de rochers acérés, l’eau est très belle et agréable. On profite vraiment de cet endroit magique, quand tout à coup, c’est le drame !

Destination Coron depuis El Nido

Taxés sur le port

à bord d'un tricycle tuc-tuc
à bord d’un tricycle tuc-tuc

Après avoir payé 30₱ pour transporter nos deux bonshommes et leurs bagages jusqu’à El Nido, nous attendons sur le port. Nous devons être là pour 7h30. Rude, c’est les vacances quand même ! Bah on ne va pas chipoter, on a bien dormi hier. Le tricycle est occupé, outre le conducteur et nos bagages, par une petite fille. Probablement sa fille, mais ça on n’en saura trop rien. Ah, et nous deux aussi on est là. Bref, 4 personnes, plusieurs sacs, et tout ça à fond la pétrolette de bonne heure !

le bateau qui nous emportera à Coron
le bateau qui nous emportera à Coron

Nous voilà au port. Contrôle des billets dans une salle miteuse et glauque du port, puis on nous fait payer une taxe de 20₱ (pour quoi, on ne saura jamais, pas de reçu, ça sent le bakchich généralisé et vu le montant on ne sera pas d’esclandre), enfin bref re-contrôle des billets des fois qu’on les aurait perdus depuis tout à l’heure, et il est 8h15 quand on monte à bord d’un rafiot qui sent le mazout. A 8h45, la mer est d’huile et le fond du bateau aussi. Le moteur démarre, on s’écarte du quai… nous sommes en mer ! Je profite du trajet pour lire un brin sur ma liseuse. C’est pas magique ça ? Transporter des milliers de livres dans 250 g d’électronique, avec une batterie qui tient 3 semaines ?

à bord du bateau
à bord du bateau

Héhé…

 

9h15, nouveau contrôle des billets à bord. Je suppose que certains touristes vraiment radins et super discrets doivent monter à bord en cours de trajet, à la volée, après avoir nagé avec leurs bagages… Alors que ce contrôle se termine, on aperçoit des poissons volants. C’est très chouette, je n’en avais jamais vu ‘en vrai’ avant les Philippines ! Ceux-là sont petits, plutôt sombres.

le long de la traversée
le long de la traversée

Le trajet est long mais passe vite. On voit de nombreuses îles, des paysages à couper le souffle en permanence. C’est dramatique, on en deviendrait presque blasé ! Incroyable Philippines…

 

On grignotte à bord un mini-repas. Il faut bien justifier le prix du billet !

Coron

la sortie du port de Coron
la sortie du port de Coron
constructions sur pilotis
constructions sur pilotis

Coron nous attend avec ses lettres blanches. Là encore, ce n’est pas un gage de grandeur, la suite va le prouver d’ailleurs. Arrivés à Coron, nous cherchons l’hôtel le plus miteux et le moins cher de la ville : nous allons opter pour une chambre à 500₱ particulièrement poucrave. Roots powa!!

Notre chambre pourrie
Notre chambre pourrie

En même temps, l’intérêt de cet hôtel, c’est qu’il est vraiment en plein centre ville. Et surtout qu’il est *vraiment* pas cher.

 

Le marché de Coron

C’est aussi un peu l’idée de ce voyage : radiner sur certains trucs et se contenter du minimum, et faire n’importe quoi avec ce même fric dans l’heure qui suit. Donc, avec l’argent économisé sur la chambre, on s’offre un super tour en bateau privé 4400₱, et on fait le tour des prix des avions pour rentrer à Manille ensuite. Les prix varient du simple au quadruple, parfois même plus.

la place du marché de Coron
la place du marché de Coron

On repère une petite agence, mais elle ne sera ouverte que demain. On ira !

Au cœur de la ville : la place centrale et le port avec son marché couvert. La place centrale a, en son centre, un petit monticule avec une belle inscription en lettres métalliques « Harbour Cente ». Le R final est visiblement parti depuis un bon moment.

le marché couvert de Coron
le marché couvert de Coron

Je profite de ce premier tour de ville pour découvrir et hanter le marché couvert. Il est comme je les aime : bondé, avec plein de petits recoins, des dizaines de vendeurs de tout et plus encore, des cris et des odeurs. A ce que j’en vois, je suis le seul blanc présent sur place. J’adore cette ambiance. Visiter le marché, c’est aussi entrer dans la vie locale, essayer de la comprendre. S’en imprégner. Le marché, c’est un lieu vivant.

Top Gargote

Top gargote !
Top gargote !

Je retrouve Arnaud sur la place, où il a fait connaissance avec Bavouille™ (on en reparlera plus loin). Nous avisons une gargote où on nous offre un dessert en regardant TV Patrol. Je recommande chaudement cet établissement : le « Golditocks Pinipig » (espérant que mes notes sont relues correctement, ce que je ne garantis pas plus que quoi que ce soit d’autre dans ce récit) mais par contre ce qui est sûr, c’est que la cantina est tenue par une vieille femme super sympa.

Prêt à déguster
Prêt à déguster

Ambiance simple et délicieuse. A croire qu’on est venus jusqu’ici un peu pour elle… La mamma de la gargote est une bonne cuisinière, par contre au niveau goût décoratif c’est tout à fait dans le style général. Je vous laisse découvrir en photos…

Le soir tombe.

Top Hôtel : le Bay View Lodge

On retourne à notre hôtel (de passe) miteux, le patron qui tient ça est un vieux libidineux de 68 ans et 1 dent : bienvenue au Bay View Lodge. ne cherchez pas la vue, il n’y en a pas.

Le tenancier du lieu
Le tenancier du lieu

Les toilettes sont d’une propreté à faire croire qu’on aimerait dîner dans ceux d’une aire d’autoroute de l’A7 un samedi de juillet, les matelas ont des traces et odeurs oscillant entre le discutable et l’écœurant. Ah, ne soyons pas trop difficiles : à tout y réfléchir, il y a un vrai effort de décoration et d’agrément : un magnifique calendrier porno pour le rhum Tanduay au mur, fait face à un crucifix en papier. Et à une petite télé, probablement là pour couvrir le bruit des voisins. Les cloisons sont en bambou, donc… Roots powa again!!

un hôtel miteux à Coron
un hôtel miteux à Coron

Quelques photos vous aideront là aussi à vous faire une idée…

Bon, on est d’accord, le Bay View Lodge est terrible. Mais la gentillesse du vieux fada compense beaucoup : il nous offre son gin citron-vert fluo maison, et nous paye un coup dans un bar en face. Sympa, le gars ! Il ne doit pas comprendre ce qu’on fait dans son établissement.

Il est temps de dormir. Mine de rien la journée a été fatigante, et demain on a notre super tour en bateau.

Un dernier gin avec l’ancêtre, et on file au lit. Le réveil est facilité par le bruit : on est à proximité immédiate du port. On ouvre l’œil, et là c’est le drame !

Jour 13 : Massage à El Nido

Lever dramatique en plein matin

On se réveille à l’aube, la levée des corps a lieu en effet vers 13h. Vu qu’on est déjà à notre 13e jour de périple, il est bien sûr probable que ça doit être la conséquence du décalage horaire.

Philippines : brochette improbable
Philippines : brochette improbable

Aujourd’hui, on traîne, on prend le temps à El Nido. On prend un tricycle pour s’y rendre (20₱). Pour le coup, on va faire un petit tour d’Internet, pour lire quelques mails et aussi recharger par port USB ma liseuse (25₱ la demi-heure). Dans la rue, j’avise un vendeur de brochettes, le prix est comme d’habitude très faible (5₱). Admirez ma trombine en train de déguster une superbe brochette de… chose. Je n’ai pas pu identifier le contenu de l’aliment : poulet ? poisson ? caniche ? en tout cas c’est fort agréable, bien assaisonné et j’aime cette ambiance d’immersion. On finirait par trouver ça banal.

Tourist powa

Au loin, les îles et quelques nuages pour une belle soirée
Au loin, les îles et quelques nuages pour une belle soirée

Il est temps de profiter des commerces touristiques : un petit massage monsieur ? Ma foi, certes oui ! Honni soit qui mal y pense. Et entrez ici je vous prie; allongez vous ici s’il vous plait. Ambiance zen qui pue le chiqué à plein nez, mais on fait semblant d’y croire. Deux minettes en blanc arrivent : ah non, merci, l’Asile j’ai déjà donné hier… Ah mais ce sont les masseuses monsieur. Hum. On se tourne sur le ventrou, et c’est parti mon kiki, pour une heure de massage « pure premium massage » (ne rêvez pas, je n’ai pas payé les 500₱ mais j’ai bien sûr radiné à 400₱). Arnaud fera son blasé en disant que ça ne vaut pas la Thaïlande, et je suis prêt à le croire, mais bon j’ai trouvé ça pas si mal que ça, et même plutôt chouette. On ressort détendu.

Coucher de soleil sur la baie, Palawan
Coucher de soleil sur la baie, Palawan

On traîne dans les rues. On rentre au camp de base en tricycle encore (30₱ cette fois, ne cherchez pas il n’y a pas de logique, et puis de toute façon c’est sans incidence sur le reste si ce n’est le côté sportivo-économique de la chose), après avoir fait quelques courses pour se préparer un apéro sur la terrasse : Pringles®™, eau glacée, schweppes, et garlic peanuts ! La taulière nous fait la grâce de nous fournir deux verres, et nous voilà face à la mer, coucher de soleil, apéro. Une journée tranquille, quoi.

Il est temps de retourner dormir, demain sera un moment essentiel puisqu’il s’agit d’embarquer sur un bateau pour quitter El Nido et foncer en direction de notre prochaine escale : Coron !