Jour 15 : Grand tour en bateau privé à proximité de Coron

Croisière privée aux Philippines
Croisière privée aux Philippines

Jour 15 : Grand tour en bateau privé à proximité de Coron

Notre équipage
Notre équipage
A bord du navire !
A bord du navire !
la mer des Philippines
la mer des Philippines

Notre bateau est supposé être une belle bangka à moteur, amarrée au port de Coron. Nous avons rendez-vous à 9h et nous arrivons à l’heure. Avant ça, nous allons dans la rue principale, en face de la « Central Bakery », dans une petite agence de voyage qui ne paye pas de mine. On y trouve nos billets d’avion retour Coron-Manille au meilleur prix de la ville ! Comme toujours, on vérifie notre monnaie… tiens, il manquait 100₱ qui nous sont donnés immédiatement, dès que le tenancier voit qu’on recompte notre monnaie… Ah, ça, être un blanc ça n’aide pas !

Ohé du bateau
Ohé du bateau

Nous laissons nos bagages dans l’agence de voyage, qui accepte volontiers. Et ça, par contre, je vous tiens le pari que vous n’arriverez jamais à laisser vos affaires dans une agence en France ! Nous arrivons donc au port… en repassant par un petit ponton improbable, qui contourne notre palace de la nuit dernière et un bâtiment à touristes plongeurs friqués.

Il se trouve que la zone est très recherchée par les plongeurs, et nous n’allons pas tarder à comprendre pourquoi. Nous arrivons donc à notre lieu de rendez-vous, et le bateau n’est pas là. Il arrive quelques instants après, ouf !

En bateau !

A peine sur le bateau, nous partons en mer. Visiblement, soit ils n’ont pas le droit de stationner à quai, soit ils sont très pressés. Comme nous n’avons pas de précisions sur le détail exact de la journée, on s’installe à bord tranquillement; séance photos !

On ne nous a pas menti. Le bateau est chouette. Cette région aussi : un ensemble d’îles et de plages, doublées de rochers acérés d’un gris foncé dopé à la verdure, plongeant dans une mer de cristal. Notre équipage est constitué de 3 garçons clairement plus jeunes que nous, mais qui connaissent parfaitement leur navire et la région.

Banol Beach

On croise plusieurs bateaux. Notre premier arrêt a lieu à une jolie plage « Banol Beach ». On enfile les masques et on file nager. Je ne suis pas confiant quand il s’agit d’avoir un simple tuba pour respirer, j’ai toujours peur qu’un clapot ou une vaguelette m’apporte une rasade d’eau de mer au lieu de l’air. Ceci dit, comme la mer est très calme, je « snorke ». Excellent moment !

Twin Lagoon

En approche d'eaux poissonneuses
En approche d’eaux poissonneuses

On remonte à bord et le bateau reprend la mer. Nous nous arrêtons cette fois dans une drôle de petite crique, qui se termine en cul-de-sac. Là, on nous explique qu’il faut continuer à la nage : en effet, il y a une passe et on peut arriver dans une sorte de petit lac de mer presque fermé. Ce qui est amusant, c’est qu’à cet endroit, l’eau de mer et l’eau douce sont mélangés par couches. La visibilité est donc variable et quand on nage sous l’eau on le constate encore plus, que ça soit visuellement ou même par le toucher : la température et le « toucher de l’eau » sont différents. Bienvenue au Twin Lagoon!

la mer arrive directement contre les falaises
la mer arrive directement contre les falaises
la couleur de l'eau est magnifique
la couleur de l’eau est magnifique

Cet endroit est magnifique. Entouré de rochers acérés, l’eau est très belle et agréable. On profite vraiment de cet endroit magique, quand tout à coup, c’est le drame !

La bête de Palawan !

 
Vue magnifique de plage aux Philippines
Vue magnifique de plage aux Philippines
 

Quand on vous dit que les îles d’Asie du Sud-Est recèlent de nombreuses surprises, des paysages magnifiques et des gens adorables, on oublie souvent très vite de parler des bestioles. Attention, je parle ici de bêtes sauvages et terrifiantes. Je vais vous parler des moustiques, mais il n’y a pas qu’eux !

D’ailleurs, ça me fait penser, est-ce que je vous ai déjà parlé de la Malarone® ? Non, et pourtant, ne venez pas ici sans en avoir pris une bonne dose. Des moustiques, il y en a partout, des nombreux et des motivés. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils valent largement ceux de Sibérie, ça serait mentir. Mais ceux-là étaient dressés pour la guerre, motivés par un climat qui ne leur laissait que bien peu de temps pour agir : vivre ou mourir aurait-on pu leur donner comme circonstances atténuantes.

Ou pas.

L’autre avantage aux Philippines, c’est que l’habitat touristique est équipé contre les petites bêtes qui volent et qui font bzzzz toute la nuit, tout en se gorgeant de votre sang. Quelqu’un a-t-il déjà tenté de placer une petite coupelle de sang frais à côté, pour qu’ils se servent là est pas directement sur la bête ? Je sais, je passe sous silence la difficulté toute relative de trouver chaque soir un peu de sang frais, mais on n’est plus à ça près si vous me lisez depuis le début.

Donc, disais-je, l’habitat est équipé de moustiquaires. Ajoutez à ça que ladite moustiquaire, vous la recouvrez généreusement d’anti-moustique répulsif intégral toutes régions garanti et plus si affinités oui madame oui monsieur et en prime je vous offre un… pardon, je m’égare. Hum ! Parce que votre corps aussi, se doit d’être antimoustiqué en permanence (pensez-y à la sortie de la douche, à la sortie de la mer, enfin partout et tout le temps), et que les vêtements aussi on les a imbibés de produit. Malgré ça, on a toujours un risque d’impact, mais pour ma part j’avoue que ça a été très efficace malgré l’amour inexplicable que me portent les insectes.

La moustiquaire oui c’est moche, mais je vous assure que vous n’avez pas envie d’en sortir quand vous y êtes. Et seul celui qui n’a jamais été violemment multi-attaqué en traître en plein WC ne comprendra pas le plaisir qu’on peut avoir à se recouvrir d’un produit nocif.

Philippines : le geckoAh, mais j’oubliais de vous parler de notre visiteur musical d’hier soir. Vous vous souvenez ? Arnaud avait bien raison, et ce matin je l’ai eu en photo !

Ne me demandez pas comment il tient au mur, il est juste accroché comme ça sur une paroi verticale. Il continue à chantouiller son grenouillement bizarre.

Mais le plus intéressant c’est qu’il ne bouge pas, il n’a pas peur de nous. Enfin au bout d’un moment, il s’en va, mais sans peur. Bravo, le gecko !

Un gecko ça tient au plafond par magie

Allez, en route, il est temps d’aller naviguer !

Jour 12 : Island Hopping, acte II

Alors aujourd’hui nous sommes repartis pour un nouveau périple de découverte d’îles, plages, criques et poissons. El Nido est déjà réveillée, les jeepneys surchargés sont là, les tricycles et les motos se croisent dans un joyeux pétaradement enfumé. On approche du bateau, on embarque, et on est partis pour une grosse journée.

Je vous préviens, ça va piquer les yeux tellement c’est beau.

Prêts ? On y va !

Notre circuit aujourd’hui (poétiquement appelé Tour C, ah l’industrie du tourisme me rendra toujours béat d’admiration) nous conduira à :

  • secret lagoon
  • hidden beach
  • la zone sacrée au temple néoclassique de béton

Je vous laisse savourer les images.

Plage secrète !
Plage secrète !

Le repas du midi est constitué de poisson grillé (très agréable) accompagnés de riz, oignons violets hachés menu, des bananes en dessert. Je ne me lasse pas. Le repas est préparé sous nos yeux par l’équipage, un mini barbecue est préparé pour nous sur un bord de plage. On visite une île où trône un véritable petit temple avec véritable statue, véritable coupole, véritable ponton en béton moche, véritable croix, bref un endroit tout bizarre dans cet univers tellement différent. Les plages, les lagons cachés, c’est tout simplement génial. L’ambiance est sereine sur le bateau, tout se passe bien. La météo bien sûr est indiscutablement au top.

Avouez que tout ça ne semble pas vilain ? Alors bien sûr, comme souvent, en photo ça ne rend pas aussi bien qu’en vrai.

 

Les falaises forment une (fausse) barrière
Les falaises forment une (fausse) barrière
Une jolie plage bien cachée derrière les rochers
Une jolie plage bien cachée derrière les rochers
les pieds dans l'eau
les pieds dans l’eau
repas sur la plage
repas sur la plage
délicieux poissons grillés
délicieux poissons grillés
Philippines : island hopping à Palawan
Philippines : island hopping à Palawan
un temple secret caché dans les îles
un temple secret caché dans les îles

Soirée rhum

De retour à El Nido, on savoure le coucher de soleil avec un petit verre à la main. Ah, il y a des spectacles dont on ne se lasse pas : le feu, les nuages, la mer et le coucher de soleil… Étrange comme c’est à chaque fois pareil et toujours différent…

Du coup, on se prépare à aller faire un tour de ville. Le problème, c’est qu’on va finir à l’asile, mais ça, c’est pour la prochaine page de ce récit dramatique !

Jour 11 : Island Hopping à El Nido

Arman la classe

Après un wake-up call à 8h du matin, on file à El Nido centre en tricycle (30₱ ce matin) pour rejoindre notre Island Hopping Tour A. Le « A » est important, car chaque tour d’îles est désigné par une lettre. Le A c’est pour certaines îles, le B pour d’autres, etc.

en tricycle pour aller faire du island hopping à el Nido
en tricycle pour aller faire du island hopping à el Nido

Chacun espère donc avoir fait le meilleur choix. Pour notre part, aujourd’hui, nous allons découvrir

  • le small lagoon et le big lagoon
  • la plage payong-payong beach
  • l’île de Simizu Island et l’île de Intalula Island
  • la plage Seven Commando Beach

le tout pour la modique somme de 500₱, déjeuner inclus.

Eh oui, c’est la classe totale chez Arman ! Alors qu’on embarque, on observe avec le sourire aux lèvres les couillons qui ont réservé un équivalent au « El Nido Boutique & Art Café » pour la triste escroquerie de 700₱. C’est le prix à payer quand on suit à la lettre les indications du Lonely Planet. Ceci dit, ils ont du ajouter un supplément de 250₱ s’ils voulaient des palmes et un tuba pour le snorkelling. Bin voyons…

Ah au fait, personne ne vous avait prévenus ? Oh, quelle dommage ! Alors moi je vous donne l’info : sur la plage, juste avant d’embarquer, vous avez à débourser 200₱ de taxe d’éco-tourisme. En échange de cette somme, on vous remet un reçu valable 10 jours. Renseignement pris, la différence de tarif entre notre « tour A » et celui de l’Artcafé n’est malheureusement pour eux toujours pas lié à cette taxe qu’ils doivent payer aussi. On aurait pu espérer… Bref, comme on a déjà payé le tour, on ne peut pas faire autrement que payer la taxe. Le système est bien rôdé, on se fait plumer. Saleté ! Il y a des moments où on en a marre d’être des pigeons (et pourtant, on a déjà évité le pire). Allez, embarquons et oublions !

tour "A" à El Nido : les conseils du Lonely Planet sont peu fiables
tour « A » à El Nido : les conseils du Lonely Planet sont peu fiables !

Bref il est 9h, tout le monde est là, on part. A bord d’une bangka à moteur, on quitte El Nido, le bateau part sur la gauche et on file droit vers les îles. La journée est tout simplement géniale, les îles et plages sont totalement parfaites, les poissons nombreux et admirables. Un vrai bonheur ! Je vous laisse dévorer des yeux les photos !

El Nido, une rue en plein activité dès le matin
El Nido, une rue en plein activité dès le matin

Les îes du tour A : photos garanties sans retouche !

A l’approche des îles, je suis impressionné de voir cette roche noire, à vif, dont on devine que des mains géantes se déchireraient dessus en les caressant tant les falaises immenses ont l’air acérées. C’est magnifique ! La mer a rongé le bas des falaises, mais la roche n’en parait que plus agressive et dangereuse. Véritables murs d’un gris profond, la végétation n’a que peu réussi à coloniser ces parois qui se présentent à la façon d’immenses murs qui nous écrasent.

un lac à double salinité
un lac à double salinité

Le Small Lagoon est un véritable mini-lac. Joli mais pas de quoi se rouler par terre. Dans cet arrêt comme dans plusieurs des suivants, on retrouve à chaque fois une grappe de divers bateaux transportant des meutes de touristes. C’était bien sûr prévisible, mais toujours dommage. En nageant vers le bout du mini-lac, on trouve un petit passage étroit qui mène dans un autre petit lac reculé. C’est assez joli, et on « voit » les différences de salinité par la différence de vision dans l’eau. C’est la première fois que je vois ça, c’est particulièrement intéressant et étonnant. C’est très agréable de nager ici.

la clarté de l'eau contraste avec le gris foncé des falaises à vif
la clarté de l’eau contraste avec le gris foncé des falaises à vif

La plage Seven Commando n’a que peu d’intérêt, et le fond marin est joli mais sans rien d’exceptionnel. C’est surtout un moyen de nous occuper un peu et de rajouter quelque chose au programme, qui soit sur la route. La légende dit que cette plage a pris ce nom après que 7 membres d’un commando militaire y aient séjourné. La plage comporte un bar. J’ai eu l’impression que cette plage était située non pas sur une petit île, mais sur Palawan directement.

repas de riz et poisson grillé sur la plage
repas de riz et poisson grillé sur la plage

Le midi, nous prenons notre déjeuner sur une plage. Le repas est préparé par l’équipage et grillé en barbecue. Poissons grillés, riz, légumes, fruits de mer. Le repas est excellent et très agréablement présenté.

dans la baie d'El Nido, à bord d'un bateau touristique
dans la baie d’El Nido, à bord d’un bateau touristique

Le Big Lagoon ne sera pas l’occasion d’un arrêt, mais on y passe avec le bateau. L’entrée du « lagon » est une voie très étroite car il y a de nombreux hauts-fonds. Au beau milieu de Big Lagoon se dresse une énorme plateforme, à priori utilisée pour des mariages. Au fait, avez-vous remarqué avec quelle facilité nous autres français passons de la critique à l’éloge, et vice versa ? Héhé, il parait que c’est culturel…

la plage et son bar à touristes
la plage et son bar à touristes

Retour à terre

Il est temps de retourner maintenant à El Nido !

retour à El Nido
retour à El Nido

Une dernière photo : El Nido, vu de la mer ! Alors quitte à faire mon touriste, je ne trouve pas ça top-joli. Je préfère la vue d’une rue, depuis la terre ferme. Chacun son truc, je sais que c’est la même ville, mais bon. Bref, je n’ai pas d’explication.

Cette journée a été géniale. Nous bookons sans hésiter le « tour C » pour demain, espérant de nouvelles découvertes. Nous ne serons pas déçus, mais d’ici là on a se faire une petite soirée rhum-coca-lecture, après avoir mangé une brochette à 5₱. Excellent ! Décidément, il faut croire qu’ici à El Nido, on sait préparer les brochettes.

On achète un pain de glace dans une mini-boutique, et on rentre vite fait à l’hôtel-lodge-chambre en tricycle, bien sûr !

Le temps passe, la soirée avance. Une petite pause dans le hamac avant l’apéro. On prend un moment pour être au calme –comme si on avait été hyperactifs la journée !

notre chambre
notre chambre

Drame du soir, espoir

Mais alors qu’on a éteint la lumière et que tout se profile bien pour demain, c’est le drame !

le hamac
le hamac

Arnaud entend à nouveau le cri d’une bête furieuse et dangereuse. Il est certain que c’est un iguane… impossible de le voir quand on rallume la lumière !