La vague de trop

La vague de trop

Le bidonville vu de la mer
Le bidonville vu de la mer

Bon, pas besoin de vous faire un dessin, on est trempés, complètement dégoulinants. Tous à bord, autant que nous sommes, on est rincés. C’est pas que je n’aime pas l’eau de mer, mais quand on a un sac avec appareil photo dedans, on aime moins, surtout quand on a pris le bateau pour rentrer en espérant que le gars savait naviguer. Jean-Mi confirme d’ailleurs, en français dans le texte pour ne pas vexer, que notre philippin de barreur est vraiment un piètre marin. On finit de longer la côte et son bidonville, qui d’ailleurs vu depuis la mer semble nettement moins pourri.

Arnaud à bord
Arnaud à bord

Arrivés au port, c’est donc changement de vêtements, et petite douche pour se dessaler. On va ensuite en « terrasse », car oui madame, oui monsieur, le Casa Rosa a une terrasse panoramique avec une vue exceptionnelle sur la ville de Taytay. Sauf que quand je parle d’aller « en terrasse », c’est autre chose !

On va en effet se poser devant une petite boutique en pleine rue, assis sur le trottoir et sur une caisse en plastique, et boire là un gobelet tout en grignottant divers bidules de ladite boutique.

Apéro improvisé en pleine rue
Apéro improvisé en pleine rue

Un apéro-squat en devanture… qui semble normal à tout le monde ici. J’aime bien ça ! D’ailleurs, ça ne gêne pas les quelques autres clients qui passent et qui font quand même leurs courses, mais nous ça nous aide bien car la tenancière nous fournit les verres et tout ce qu’on veut en fait.

Bonne ambiance, bon concept !

Cybersieste

Taytay : le cybercafé en peine activité
Taytay : le cybercafé en peine activité

Il est maintenant temps d’aller faire un tour d’Internet, puisque le courant semble rétabli. Bin oui, vous n’espériez pas faire du net sans électricité non ? Dans la rue pas loin du Casa Rosa, il y a un cyber café. Oh il faut le savoir, rien sur la boutique ne l’indique, mais en demandant on nous explique où c’est. On se trouve un ordi, et alors que je rédige un magnifique mail bourré de belles locutions verbeuses, arrive un autre drame : coupure de courant !!

Cybersieste !
Cybersieste !

Eh oui, c’est classique, la centrale a lâché. Qu’à cela ne tienne, les gamins qui jouaient à Counter Strike en réseau font une petite sieste sur place, si si j’ai même pris la photo tellement ça m’a étonné.

Le tenancier du gourbi où nous attendons la reprise du courant pour pouvoir continuer à jouir des extatiques bonheurs d’Internet possède, ô heureux homme, un générateur. Il le met en route, enclenche le bon circuit électrique, et tout repart.

Et où va donc ce sentier ?
Et où va donc ce sentier ?

Après cette épopée, on a faim. On file avec JM au SeaSlugs pour manger un bout. C’est quelconque, ça ne vaut pas mieux que la gargote, mais c’est nettement plus cher et la musique est à fond… comme dans le tricycle devant la gargote, ah oui c’est vrai je ne vous avais pas raconté ça : lorsqu’on a mangé dans la gargote du cochon fou, il y avait un tricycle qui est passé et repassé devant nous un certain nombre de fois, et qui avait, comble du luxe, une sono dont le bouton devait être cassé en position maximum++…

Allez, allons nous coucher. Assez de surprises pour aujourd’hui !

(je vous passe sous silence un drame au niveau du changement de chambres, ça n’a pas l’intérêt d’un chapitre entier).

Le coup de la patate

Le coup de la patate

A force de voyager aux Philippines, on finit par s’attendre à tout. Mais le coup de la patate, pas encore ! Concrètement, à l’intérieur, il y a une troisième personne, outre le chien (faméliquement moisi) dont j’ai parlé tout à l’heure et un petit chaton gris. Ce vieux, car il s’agit d’un vieux, nous prépare une décoction dans des verres. Le breuvage, trouble à l’extrême, ne peut bien sûr pas être refusé.

Pris au piège
Pris au piège

D’autant qu’on est chez lui, entouré de ce qui semble être ses fils ou ses jeunes cousins. Aucun des trois ne maîtrise l’anglais, mais chacun tente sa petite phrase et son sourire pour faciliter une ébauche de conversation. Visiblement il n’y a finalement pas tant de touristes qui passent ici, et ils nous demandent ce qu’on est venu faire dans ce coin. L’idée de faire un tour en bateau sur le lac pour le plaisir semble assez les étonner.

Alors, le vieux prend une poêle qui était sur un vieux fourneau, et nous apporte tout heureux des patates douces tièdes, et une assiette plastique contenant du sucre. Il coupe les patates en quartiers avec un couteau qui démotive toute tentative de refus de goûter. Je ne suis pas forcément grand fan de la patate douce, mais l’ambiance est assez chouette. C’est un délicat mélange de « barrons-nous d’ici » et de « ces gens sont très intéressants mais on n’arrivera pas à communiquer assez pour établir une discussion« . Ajouter du sucre avec les patates douces est une bonne chose.

On va bien manger ce soir !
On va bien manger ce soir !

On prend deux photos, on finit poliment nos portions et on remercie agréablement avant de repartir. Le soleil est toujours là, un petit moment à l’ombre de l’intérieur n’était finalement pas une mauvaise idée.

On s’en va par le sentier avec lequel on est venus. On repasse vers le début du lac, il y a là des animaux qui sont en pleine liberté : veaux, canards… Devant du riz qui sèche au soleil, je ne peux m’empêcher de prendre la pose : « Eh gringo, alors il est comment mon riz ? » — comprenne qui pourra, c’était supposé être avec du café.

Alors gringo, il est bon mon riz ?
Alors gringo, il est bon mon riz ?
Passage humide
Passage humide

Dramatique retour au soleil

Le chemin du retour commence. On le sait, ça sera long jusqu’à la route… Quand tout à coup on réalise qu’il nous attend un drame : car le problème, c’est qu’il n’y a pas de tricycle prévu pour notre retour ! Et la route est un peu longue, non ? Bah, on avisera…

Le chemin en terre jusqu’à la route, à l’ombre de la jungle, nous prend 30 minutes comme à l’aller, pas de surprise. Et là, on commence à marcher au bord de la route en espérant de faire du stop ou de trouver un tricycle… Et il fait chaud. Et la route est longue. Arnaud fatigue mais ne dit rien. Je prends le temps de prendre une photo de la route. Personne à l’horizon.

ça sèche au soleil
ça sèche au soleil

Pas un camion, pas un bus, pas une voiture. De temps en temps, (peut être trois fois en une heure) un minivan bourré de touristes nous double à toute vitesse. Les quelques camions qui passeront ne s’arrêteront pas. Bref, on ira à pied.

On va mettre 1 h 10 à marcher en plein cagnard jusqu’au terminal des bus, au fameux rond-point. Même si le trajet est long et dur sous le soleil, les paysages sont vraiment chouettes, et c’est un vrai plaisir de vivre ces instants au cœur des Philippines, au bord d’une route toute simple, passant ici devant une école-église, là devant un poste de police miniature, ou parfois une simple petite maison.

retour à Taytay à pied, sous le soleil
retour à Taytay à pied, sous le soleil

C’est un de ces moments pénibles sur le coup, mais qui valent vraiment la peine. J’observe la végétation, les zones cultivées et les zones sauvages, la disposition des bâtiments qui jalonnent la route, tous les petits détails qui deviennent visibles quand on marche et qu’on ignore tout simplement quand on circule en véhicule.

Quoi qu’il en soit, je suis très heureux d’avoir fait ce petit bout de trajet, même si je crois que sur le coup, Arnaud a souffert de la chaleur et du manque d’eau. Comment ? Ah oui j’ai oublié de vous préciser qu’on avait épuisé notre gourde, et qu’autant il nous restait de la crème solaire, autant le reste… il fallait attendre d’arriver ! On se sépare donc « en deux groupes de un », jusqu’à l’arrivée au Terminal.

Jean-Mi

Là on se boit un coup, et on saute dans un tricycle, direction le Casa Rosa et Jean-Mi ensuite ! Car une fois au Casa Rosa, après avoir traîné quelques minutes dans nos chambres, on se décide à continuer nos explorations et à retrouver le fameux Jean-Mi.

Taytay dispose d'un grand bidonville en bord de mer
Taytay dispose d’un grand bidonville en bord de mer

Il nous a raconté hier qu’il aménageait/réparait/préparait un super bateau au bord de la mer, un peu plus loin sur la côte, après le bidonville. On s’engage donc dans cette nouvelle épopée : traverser ledit bidonville, suivre la côte et trouver le bateau et donc Jean-Mi. Ne sachant ni si c’est loin, ni à quoi ressemble le bateau, et encore moins à quoi ressemble la propriété où il est en squat.

Le bidonville s'enfonce dans l'eau croupie
Le bidonville s’enfonce dans l’eau croupie

Sans oublier que le chemin à suivre nous est inconnu, et que le bidonville mérite vraiment cette appellation, l’expédition semble périlleuse… Mais on n’est plus à ça près, hein !

La marée est montante, l’eau s’infiltre dans le bidonville ; l’eau est sale, croupie et polluée de déchets en tous genres (plastique, bois, etc).

Taytay : vue sur la baie avec les rochers noirs
Taytay : vue sur la baie avec les rochers noirs

Ensuite, notre chemin continue et la vue est magnifique : mer bleue, quelques nuages et quelques vagues, une légère brise, la côte est escarpée et pentue mais la promenade est vraiment belle.

Le mariage de la jungle luxuriante avec la mer et les rochers noirs est un beau succès !

Les stabilisateurs du futur bateau de Jean Mi
Les stabilisateurs du futur bateau de Jean Mi

Après avoir marché une vingtaine de minutes, on atteindra notre but : Jean-Michel, son bateau, ses ouvriers. Il est encore démonté (le bateau, pas Jean-Mi) mais a déjà fière allure. Son heureux propriétaire nous explique tous les détails et améliorations de son navire, à bord duquel il espère rapidement pouvoir naviguer mais aussi vivre et dormir.

Jean Mi nous montre son bateau en cours de travaux
Jean Mi nous montre son bateau en cours de travaux

On discute un bon moment, et Jean-Mi nous présente les propriétaires de la superbe villa dont il squatte une partie du terrain. Jean-Mi ? Son parcours est tout simplement hallucinant. Il nous explique sa vie au long cours, sur divers bateaux… et ses quelques échouages sur la côte, dormant alors que l’embarcation l’emmène vers la plage ! Il a vraiment pas mal roulé sa bosse, il a vécu aux Etats Unis où il a également un bateau qu’il destine à son fils… Mais ce qui est vraiment le plus incroyable, c’est son accent 100% frenchy quand il s’exprime en anglais.

l'hôte du squatt de Jean Mi
l’hôte du squatt de Jean Mi

Retour par la mer

Enart, notre hôte de l’instant, a une maison superbe, tout en bois et bien finie, avec bien sûr un petit générateur pour l’électricité et une vue imprenable sur la mer. La mer est d’ailleurs en train de faire des vagues, le temps se dégrade légèrement. Le vent commence à venir un peu. Et devinez comment on va rentrer à Taytay ? Par le sentier ? Non, par la mer !

A bord pour retourner à Taytay
A bord pour retourner à Taytay

Ah, quand je pense que certains croyaient nous avoir déjà vu couler au cours de ce récit, attendez de voir ce qui va arriver.

Là, on n’est plus sur un joli petit lac bien calme par beau temps. On est en mer, bord de mer certes mais mer quand même. Et le temps se gâte salement.

Visiblement, le philippin qui gère la bangka qui nous ramène ne sait pas naviguer par temps de vagues.

la côte vue depuis la mer
la côte vue depuis la mer

Un coup de face, un coup de côté à la limite de chavirer, à chaque fois on embarque un peu d’eau à bord… Les sacs sont sur le dos, le plus haut possible. On garde son calme, la navigation ne devrait pas durer plus de 20 minutes, nous dit-on.

Et tout à coup, une vague que le bareur n’a pas vue venir (ou qu’il a pris n’importe comment). Et là, c’est vraiment… le drame !

La rivière souterraine

Panne de moteur en pleine mer…

Voilà, vous avez compris le drame. Tout à coup, le massacre auditif s’arrête. Puis les trois compères matelots s’activent autour du moteur. Il n’est bien entendu pas utile de vous expliquer que cette coquille de noix ne possède aucun équipement radio pour contacter la côte ou demander de l’aide. Et comme on est le dernier bateau pour la rivière souterraine, pas la peine d’espérer croiser ou être rattrapé par un autre.

La côte n'est pas très loin
La côte n’est pas très loin

C’est dans ce genre de situation qu’on se pose la question : nager vers la côte, oui, mais combien de temps ? A noter que je suis peu entraîné à la natation en mer longue distance (je vais à la piscine, une fois par quinzaine, une heure, juste pour discuter et faire 200m, oui je sais c’est pas beaucoup mais arrêtez de faire les malins la piscine c’est aussi un lieu de convivialité et de détente, pas juste un truc de maniaques de la distance parcourue, non mais, bande de jaloux !)

Bref, ça tapote sur le moteur, ça essaye de redémarrer, en vain. On va donc patienter comme ça un bon petit moment. En fait le bord n’est pas très loin, il serait donc possible d’y aller à la nage, mais on espère bien une réparation de fortune. Et c’est ce qui se passe. Le moteur, chevrotant et crissant encore plus qu’avant, est redémarré, et on finit le trajet au ralenti en observant à la dérobée le vague sourire jaune que décroche le pilote de cet esquif.

Visite de la Rivière Souterraine

Nous arrivons donc enfin à la plage de la fameuse Underground River, perle et joyau de Palawan. Les bangka à moteur ont pour la plupart une sorte d’échelle-escalier à l’avant, dispositif escamotable qui permet d’en descendre et de rejoindre la plage. On ne se mouille donc que le bas des pattes.

devant l'entrée du parc de la grotte
devant l’entrée du parc de la grotte

Une fois sur la plage, on fait quelques photos, et je prends le chemin pour aller à la Rivière Souterraine. Il s’agit d’un joli petit chemin genre ponton en bois, bien préparé, on peut même y marcher pieds nus sans (trop) risquer une écharde. Le long de ce sentier aménagé, des petits panneaux indiquent les essences d’arbres rencontrées. On constate également la présence d’une faune (lézards plus ou moins gros), et il semble y avoir des singes parfois, mais je n’en vois pas.

Après quelques dizaines de mètres, on arrive à un embarcadère. De là, il suffit de monter sur un bateau, et d’aller vers la grotte. En fait, un guide installe une batterie de voiture à l’avant de la barque, et y branchera une lampe. Arnaud, qui est devant, tiendra la lampe pendant la visite de la grotte. Le courant de la rivière est insignifiant, ça pourrait aussi bien être un lac. L’eau n’est pas salée (j’ai vérifié). L’entrée de la grotte est à 15m de l’embarcadère, n’espérez donc pas une jolie balade en bateau avant l’entrée sous terre.

la rivière souterraine
la rivière souterraine

Le bateau est une petite bangka que le guide fait avancer avec une pagaie. La grotte est assez intéressante car pleine de chauves-souris, et le guide passera une grande partie de la visite à nous montrer tel rocher en forme de tête de Jésus, et tel autre rocher en forme de banane, etc. La partie géologique de l’explication est réduite à sa plus simple expression, une ou deux phrases au début. Arnaud, qui est à l’avant alors que le guide est à l’arrière, ne comprendra quasiment rien des explications. Il faut dire que notre gars a un accent à couper au couteau.

Contrairement au bateau maudit qui nous a ammenés à la Rivière, sur cette petite bangka on nous a fait porter des gilets de sauvetage fluo et un casque. Des fois que le plafond (qui est à plus de 70m dans la partie la plus impressionnante) viendrait nous caresser les cheveux. Quoi ? Les chauves-souris ? Ah oui, tiens ! Bon, je passe le détail de la visite, vous trouverez ça en long et en large dans tout Lonely Planet qui se respecte (non, contrairement aux drames de ce récit, ce n’est pas un objectif de répétition !), c’était chouette, mais bon voilà, quoi.

la sortie de la grotte de la rivière souterraine, vu de l'intérieur
la sortie de la grotte de la rivière souterraine, vu de l’intérieur

Premier soir à Sabang

Une fois revenus à quai, on reprend le chemin inverse pour revenir à la plage. La question non-dite est de savoir si on va rentrer en bateau ou si on devra faire le retour à pied, sachant qu’il est déjà 17h passées et que le soir tombe vite, très vite.

Mais le bateau et ses marsouins sont là, on remonte donc à bord et c’est parti pour le retour, à vitesse réduite comme vous vous en doutez. Une fois arrivés à Sabang, on essaye de se faire servir à manger à la gargotte du parking, mais c’est trop tard. On finir donc par manger au « Coco Grove Dining Hall ». Ce haut lieu du tourisme Sabanguien est propicement placé juste à la sortie du bus, là où commence le « chemin de la plage », celui qui longe la plage et les hôtels et autres cottages pour touristes. A tel point qu’il est précisé sur un écriteau qu’on doit consommer si on attend le bus. Ceci dit, c’est minuscule (comptez 10m² murs inclus). Ils vendent des t-shirts souvenir aussi, j’en achète un pour ma fille. Pourquoi un seul alors que j’ai trois mouflettes à la maison ? Allez, je vous raconte que la tenancière ne comprenait rien quand j’ai essayé de lui demander le même t-shirt que celui-là, mais dans une autre taille ? Non, hein, vous avez pigé le truc… Bon en fait, je crois qu’elle comprenait parfaitement, mais qu’elle n’avait que celui-là dans cette taille-là, donc…

à Sabang
à Sabang

On a un peu de temps. Je profite d’un moment pour aller regarder la rue/route de Puerto, avec les habitants et la vie locale. Je vois des enfants qui jouent, des gens qui travaillent. Ici, l’activité de tricycle est inexistante (il y a bien un ou deux engins, mais rien de comparable par rapport à ce qu’on trouve dans les villes et villages). Les quelques boutiques locales que je vois vendent le strict minimum. Un étal de poisson –je ne sais pas en fait si le terme d’étal est vraiment adapté : c’est surtout une balance et une boite en plastique contenant les poissons. Avec une vieille à côté, qui fait la vente.

Il se met à tomber une petite pluie fine. Genre un crachin anglais, mais en plus chaud, et qui s’arrête au bout de 10 minutes. Mieux que l’arrosage automatique des plantes !! On va donc boire une petite mousse à la Villa Verde et on rentre se coucher. On aura donc profité d’un joli coucher de soleil sur la baie de Sabang. Comme sur les cartes postales !

en terrasse
en terrasse

A 23h, le générateur s’arrête. Il est temps de dormir, il fait nuit depuis 18h30.

Une fois l’engin de malheur (qui produit de l’électricité certes, mais qui fait un barouf insoutenable et dont l’entretien et le graissage doivent être certainement être faits une fois par génération) arrêté, le silence est presque total, à part le grognement lointain d’un cochon et le chant en pleine nuit d’un coq. Si si, je vous jure, là-bas les coqs n’attendent pas le petit matin pour se faire remarquer. Une nuit calme, quoi. Et là, pas de drame ! (quoique, au réveil…)